Rishikesh, le 19 février
Ce matin on se réveille tranquillement vers 8h et allons prendre notre pti dèj (thé et toast à la confiture) au même restaurant qu’hier. Ça nous écoeure un peu et on se dit que finalement on ira tenter un autre restaurant pour midi, surtout qu’on a décidé aujourd’hui d’aller se promener de l’autre coté de Rishikesh vers un quartier très animé. On rentre à l’hôtel nous brosser les dents et on repart donc se promener. Satish décide de nous accompagner. La ballade est agréable, plus ou moins le long du Gange et finalement assez courte puisqu’on arrive rapidement à Lakshman Jhula, le fameux pont suspendu d’où la vue est magnifique. Ici il y a plus de commerce et on repère quelques boutiques où nous retournerons après manger.
Satish rentre à l’hôtel et nous décidons de nous poser à l’Oasis restaurant, recommandé par notre guide de voyage. La vue sur le Gange est chouette et le repas délicieux. L’immense choix dans le menu fait que nous y retournerons sans doute le lendemain. En plus l’accueil est chaleureux et souriant.
Puis on part faire un peu de shopping et on tombe sur la caverne d’Ali baba. Tout ce qu’on aime s’y trouve. Super pantalons et hauts, les housses de coussin qu’on voulait.. bref on se retient de tout acheter. Ici à Rishikesh la plupart des boutiques pratique des prix fixes, non négociables. On s’était habitués à marchander et ça nous manque un peu. C’était devenu un jeu et surtout le moyen de papoter avec les commerçants. Enfin, les prix sont bas donc ça nous va quand même.
Sur le chemin du retour, je m’arrête me faire tatouer sur la main un joli motif au henné. L’homme est doué et extrêmement habile. Il me faudra attendre 3h de séchage pour voir le résultat final. Je choisis un motif rajasthani et suis bien contente de ramener ainsi avec moi un peu bout des coutumes indiennes.
On rentre se poser sur le toit de l’hôtel toujours désert, lire et écrire un peu pour Jérôme, moi je ne peux pas car ma main droite est en train de sécher.
Je retire peu à peu le henné sec et une jolie couleur orange en ressort.
Comme hier, on va se joindre aux fidèles prier Shiva sur les ghats du Gange.
Encore une fois je suis étonnée de tant de ferveur. Bien que non croyante, l’atmosphère invite à se joindre à eux et à prier, Satish est là lui aussi.
Sur le retour vers l’hôtel, je suis frappée à nouveau par le nombre de mendiants à qui il manque une jambe, un bras, un oeil, ou qui doivent ramper après avoir attrapé la polio.
On se dit à quel point on a de la chance d’être né en France !





